Dimanche 22 juillet 2007 7 22 07 2007 13:45

I- : LE VISAGE CACHE DES TONTINES

 

 

La description qu’on a toujours faite de la tontine lui confère le caractère d’une épargne quand l’analyse de la place et du rôle de chacun des membres dans celle-ci démontre qu’elle est un système hybride, qui ne tire son fondement et sa survie que de la sociologie du peuple: la solidarité d’une part, et de nombreux freins techniques et culturels des institutions financières modernes, d’autre part.

Elle est une association où le premier membre est un "débiteur net" et le dernier membre un "créancier net". Organisée par les commerçants, le premier réaliserait un bénéfice de 20% sur le dernier, qui lui perdrait sur le premier 17% des capitaux engagés.

 

 

I I- : COMMENT ETRE UN CADRE DIRIGEANT EFFICACE

 

MIENAHATA ROMAIN PIERRE

 

BRAZZAVILLE     Octobre 2003

 

 

AVANT – PROPOS

 

La formation des cadres tant à l'Université que dans les Écoles spécialisées et/ou professionnelles souffre d'une absence d'instruction sur les qualités et comportements qui font d'un cadre un cadre dirigeant efficace. Aussi le désaveu des cadres à la tête de certaines structures par leurs agents, se terminant souvent par la radiation ou la relève de ces derniers à la tête des structures dont il ont eu la charge est frustrant et déshonorant tant pour le cadre, sa famille que l'école qui l'a formé.

 

Si un titre peut aider à occuper un poste de direction d'une structure, la pleine et satisfaisante gestion de celle-ci exige du cadre des qualités et comportements souvent non acquis à l'école. Car dans l'acte de diriger il est souvent question de « penser »  pour apporter des solutions aux problèmes qui se posent dans la structure.

 

Pour combler ce déficit et nous inspirons du titre d'un chapitre de l'ouvrage : AU COEUR DE LA HARVARD BUSINESS SCHOOL de David W. EWING, comment être un cadre efficace, nous avons élaboré un enseignement relatif au management efficace des structures ou comment être un cadre dirigeant efficace.

 

Ce cours est différent de/et complète ceux qui composent les enseignements sur le Management des structures, en ce qu'il fait recours plus aux éléments psychologiques et sociaux à connaître par les cadres, autres que les éléments comptables et financiers et de gestion des ressources humaines, dans la direction des structures. 

 

LE MANAGEMENT EFFICACE DES STRUCTURES OU COMMENT ETRE UN CADRE DIRIGEANT EFFICACE

 

propose un enseignement sur le management des structures qui fait recours plus aux éléments psychologiques et sociaux à connaître par les cadres, autres que les éléments comptables, financiers et de gestion des ressources humaines, dans la direction des structures.

 Les qualités et comportements qui aident un cadre dirigeant à réussir sa mission  sont, entre autres:

Les qualités d’un cadre dirigeant efficace: 

l’ambition ; la connaissance du secteur dans lequel l’on travaille ; le bon choix de ses collaborateurs ; l’organisation de son temps de travail ; l’établissement de son pouvoir sur une bonne base ; le sens de la décision; la communication; avoir des aptitudes à la négociation.

Les comportements d’un cadre dirigeant efficace:

le refus de s’enfermer dans un style de direction; l’attention vis-à-vis du personnel ;la sauvegarde de l’ambiance interne; la motivation de la participation du personnel ;la délégation des responsabilités ; l’élimination de tous les facteurs de perte de temps;la réalisation des audits ; la tenue des réunions régulière avec son équipe.

 

 

 

III- : Y-A-T-IL DU CHOMAGE EN AFRIQUE ?

 

La lutte contre le chômage et la pauvreté est pour notre temps une préoccupation planétaire, que l’ONU en a fait un de ses défis à relever en ce millénaire à travers le programme dit : les objectifs du millénaire pour le développement.

 

Cependant, le traitement global de cette question place les analystes devant une forêt de faits qui masquent les réalités de chaque pays ; réalités qui peuvent amener les micro-analystes à des conclusions telles que : le chômage et la pauvreté dans certains pays africains est le fait du manque d’argent pour financer les postes vacants de la fonction publique et de l’inexistence du monde moderne accouplée à la destruction du monde rural (facteur d’aggravation de la pauvreté.

 

 

A/ MANQUE D’ARGENT POUR FINANCER LES POSTES VACANTS :

 

En prenant le cas de la République du Congo, il va être constaté que ce pays a, principalement, des milliers de postes vacants dans le secteur de l’éducation et de la santé, et subsidiairement dans les administrations financières. Le malheur pour le Congo est que ces postes sont des postes vacants dans la fonction publique, qui est pleine et vide. Pleine au regard du ratio nombre de fonctionnaire par rapport à la population du Congo ; mais vide quant au profil des postes existants. Toutefois cette raison serait secondaire si le Congo avait des moyens lui permettant d’augmenter sa masse salariale et y faire face et combler ainsi le déficit enseignant et en cadres dans le domaine de la santé par exemple.

 

 

B/ INEXISTENCE DU MONDE MODERNE :

 

Certains diplômés de certaines qualifications ou formations sont au chômage en Afrique en général, au Congo en particulier, parce que l’utilité de leurs qualifications ou formations n’y sont pas comprises : cas des historiens , sociologues et journalistes pour exemple.

A ma connaissance, aucun parti politique au Congo par exemple, n’a un historien attitré ; même pas le plus vieux parti politique : le Parti Congolais du Travail ; il en est de même des Sociologues ,  journalistes et économistes. Si bien que lors des élections, ces partis font des programmes et prononcent des discours démagogiques loin des réalités socio-économiques, socio-politiques et socio-historiques du monde. L’on fera le même constat en ce qui est des historiens pour le Gouvernement, le Parlement et le Pouvoir judiciaire.

 

Serait-il possible au Congo, avec une population active exagérément fixée à 300.000habitants, d’avoir un niveau de chômage tel que maintenant s’il y existait :

-         l’économie du transport : réseau ferroviaire, routier, maritime et fluvial adéquat ?

-         l’économie du loisir ? (le bassin du pool malebo en face de Brazzaville est inexploité)

-         l’économie du sport ? (une organisation sportive telle qu’elle fait vivre les gens en Europe)

-         l’économie de la culture ? (les arts, la musique, l’artisanat, le théâtre…)

-         l’économie industrielle ? (l’industrie extractive et de transformation).

 

 

Nous constatons qu’avec une bonne organisation du secteur du commerce intérieur, le Congo peut créer plus de 1000 emplois. Or aujourd’hui, il n’existe plus de magasins tels que les Blancs les ont créés hier, c’est-à-dire des sociétés commerciales avec : gardiens, vendeurs, caissiers et comptables. Partout il n’y a plus que de l’informel, même quand le chiffre d’affaires de la boutique est de plus de 10.000.000FCFA par mois. Alors où iront travailler tous ces vendeurs, caissiers et comptables qu’on diplôme chaque année ?

 

 

En conclusion : l’inexistence d’une vie économique et sociale moderne est le facteur principal du chômage en Afrique en général, au Congo en particulier. Et de cette vie les Gouvernements devraient tirer les revenus nécessaires pour financer le paiement des salaires des emplois vacants dans leurs fonctions publiques respectives. Aussi que le manque d’argent est un fait secondaire dans la fonction chômage en Afrique en général, au Congo en particulier.

 

 

Fait à Brazzaville, le 20 Octobre 2004, 14h00 – 14h50.

 

 

Romain Pierre MIENAHATA

Chercheur

Directeur du Centre pour l’Avancement de la

Création scientifique en Afrique (CASCA).

BP : 1838

E-mails :mienahata_rp@yahoo.fr ; mienahata@hotmail.com

           BRAZZAVILLE - CONGO

 

Par MIENAHATA Romain Pierre
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Retour à l'accueil
 
 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus