CENTRE POUR L’AVANCEMENT DE LA CREATION SCIENTIFIQUE EN AFRIQUE
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Brazzaville - Congo
Romain Pierre MIENAHATA
Théorie sur la création scientifique
Ou
Comment devenir un savant
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Objet du livre : Amener les jeunes intellectuelles africains à s’intéresser à la recherche scientifique, aussi que l’a dit Cl. Bernard : « c’est un double devoir qu’il faut inculper aux jeunes gens. Ils n’ont pas appris ( la science ) seulement de l’argent pour vivre et gagner actuellement de l’argent ; mais ils doivent contribuer aux progrès de l’humanité et ajouter chacun sa pierre à l’édifice que l’humanité élève dans son évolution ».
Ce livre qui se déroule sur neuf chapitres est un cours sur le processus de la création scientifique. Il comble un vide entre la philosophie des sciences et l’histoire des sciences.
Chapitre I : Pourquoi faire la recherche ? pour apprendre des nouvelles choses ; par désir de savoir ; comme aspiration à connaître ; par pure curiosité ; pour assurer la suprématie de son peuple ; pour accéder à la dimension supérieure de son existence ; pour créer la richesse ; garantir le bien –être et l’indépendance ; comme but suprême de la vie ;parce que c’est amusant.
Chapitre II : La formation scolaire ou universitaire est elle suffisant pour devenir un savant ? l’apprentissage scientifique n’est pas conçue pour produire l’homme qui découvrira facilement une nouvelle manière d’aborder les problèmes.
A l’école on apprend à résoudre des problèmes spécifiques mais, dans le domaine de la recherche théorique, le véritable problème, consiste à découvrir quel est le problème. Alors peut-on le formuler de manière précise et le résoudre grâce à des techniques appropriées.
Chapitre III : Comment arrive-t-on à la création d’une théorie scientifique ?
Ce chapitre, capital, indique des comportements qui observés au cours d’une recherche, amènent à la découverte, à la création scientifique : être toujours à l’affût de l’inhabituel ; ne pas suivre les modèles tout faits ; raisonner par analogie ; associer plusieurs domaines ; être dans un milieu vivant et plein d’émulation ; faire usage de la pensée latérale ; analyser minutieusement les faits ; utiliser les travaux d’autrui ; modifier la règle fondamentale ; douter ; être prêt à saisir le hasard ; avoir une opinion préconçue ; poser des questions ; être ouvert aux erreurs et avoir conscience de son ignorance ; avoir le temps de penser à autre chose ; imiter ; comparer.
Chapitre IV : Les qualités Intellectuelles, Morales et Spirituelles qui conduisent à la création scientifique.
A/ Les Qualités Intellectuelles : Observation, Expérimentation ; Imagination.
B/ Les Qualités Morales : humilité et modestie ; soumission au verdict des expérience de vérification et de contrôle ; horreur de coup de pouce ; courage.
C/ Les Qualités Spirituelles : Intuition ; avoir l’esprit ouvert et être réceptif ; la vision ; la foi ; la patience, la persévérance et l’enthousiasme.
Chapitre V : Les Qualités qui mènent au succès
- l’Originalité : les découvertes importantes sont celle qui modifient le plus, non seulement la science pure, mais également ce que l’on peut appeler le savoir collectif, ainsi que la vie quotidienne.
- Savoir où diriger ses recherches ; avoir un jugement assez amples pour apprécier l’étendue des nouveaux territoires de la découverte ; savoir anticiper sur les besoins ; se consacrer à son œuvre : le prix à payer pour la gloire est très élevé pour devenir un grand
<< savant >> ; savoir garder le calme face aux critiques véhémentes des « pairs» ; présenter clairement et succinctement les résultats de ses travaux ou sa découverte :
«la conjonction de l’originalité avec l’obscurité est suicidaire ».
Chapitre VI : L’approbation des résultats de la recherche ou de la découverte par les scientifiques « officiels » bien que le jugement des pairs n’est pas celui de Dieu, on admet la validité d’une observation qu’après sa vérification par au moins un autre chercheur.
A/ les raisons du refus : La nouveauté qui révise les convictions établies ; la découverte prématurée ; l’étroitesse d’esprit des scientifiques « officiels » ; la sclérose intellectuelle des pontifes universitaires ; origine sociale et scientifique du découvreur : « les professionnels ont tendance à ignorer les amateur » ; l’autorité étable
( principal obstacle au progrès de la science ).
B/ Les raisons de l’approbation : une théorie qui comble les lacunes dans les connaissances de l’époque ; une théorie prédictive et applicable.
C/ Comment se rendre compte du succès de sa découverte ? le silence de paix des pairs !
« La science est un jeu difficile, et sur un terrain compétitif il ne faut pas s’attendre à des gentillesses de la part des critiques » ( R. Gallo )
Chapitre VII : Le processus « réel» de la création scientifiques et la vie créateurs scientifiques.
La démarche scientifique ne consiste pas à observé, à accumuler des données expérimentales et en tirer une théorie. Elle commence par l’invention d’un monde possible ( F. Jacob ).
Pour le don admirable de soi même et pour le service magnifique rendu à l’humanité, les créateurs scientifiques ne sont pas à l’abri du besoin ; le plus souvent il faut avoir épuisé sa jeunesse et ses forces dans des soucis quotidiens, pour acquérir des moyens de travail acceptables.
Chapitre VIII : L’impulsion de la société à la création scientifique.
La science c’est la suprématie d’un peuple. Pour ce fait, l’impulsion de la société à la création scientifique passe par : l’aide financière aux chercheurs ; l’aide à la publication ; les articles de la presse ; la création des écoles, fondations et instituts ; la création des chaires où les savants remplacent leurs découvertes par des leçons ; la cooptation des « ainés » ou des « pairs » ; l’autorité de l’état, qui lutte contre l’indolence des « pontifes universitaires ».
Chapitre IX : A propos de la recherche scientifique ( R. S. ) : ce chapitre développe : l’idée de la R.S. ;ce qu’est la R. S. les différents types de la R.S. ; l’objet de la R.S. ; les étapes des la R.S. ; principes essentiels de la R.S. ; les fonctions de la R.S. ;l’intérêt des mathématiques dans la R.S. ; l’âge des idées hardies dans la R.S. ; la responsabilité du chercheur ; éloge de la recherche pure.
Conclusion : pour être un savant, il n’y a pas de doute « il faut aimer ça ». Mais il faut développer principalement les venues de la connaissance intuitive : « l’intelligence sur terre, c’est se rappeler, dans le ciel, c’est voir » (PINDARE).
Brazzaville – République du Congo